ACTUALITE
28/03/2012 :
Les contrefaçons : ...
LES CONTREFAÇONS, Maître Julien BOUZERAND, Avocat à Paris   On définit la contrefaçon comme une atteinte à un droit de propriété littéraire, artistique ou industrielle. En général, elle consiste dans le fait d’avoir copié une œuvre littéraire, un titre, un dessin ...
03/01/2011 :
Contrefaçon: mais qui ...
Contrefaçon : mais qui est l’auteur présumé ?   Par Maître Laurent Goutorbe, Cabinet HAAS à Paris. Un seul conseil aux sociétés créatrices : pensez à vous faire céder par écrit et en bonne et due forme les droits sur toutes les ...
06/11/2010 :
Le caractère non ...
  Par Vianney DESSENNE, avocat, Cabinet HAAS à Paris   Une société fabricante de linge de maison a reconnu un chemin de table de sa collection dans un film publicitaire et a en conséquence poursuivi pour contrefaçon de droits d’auteur la société ayant exploité ...
26/07/2010 :
Conditions de protection ...
Rappel des conditions de protection des oeuvres photographiques par le droit d’auteur. Par Benoît RAST, Juriste au Cabinet HAAS à Paris,  La photographie … Dans cet arrêt, la Cour d’appel de Paris remarque que les parachutistes étaient représentés de profil, sur un ...
28/08/2010 :
Contrefaçon sur internet? ...
Par Laurent GOUTORBE, Avocat à la cour, Cabinet HAAS - Paris 8ème. La Cour d’appel de Paris[1] rappelle un principe majeur en matière de contentieux sur Internet : le succès d’une action judiciaire pour des faits de contrefaçon, commis sur ou ...
31/08/2010 :
RAPPEL DES CONDITIONS ...
  Par Benoît RAST, Juriste au Cabinet HAAS, Avocats à Paris. La photographie … Dans cet arrêt, la Cour d’appel de Paris remarque que les parachutistes étaient représentés de profil, sur un décor stylisé, dégradé de bleu et orné de nuages groupés ...
13/04/2010 :
Nespresso : fin ...
    Par le Cabinet HAAS, Avocats à Paris Serait-ce la fin d’un monopole pour Nespresso? La filiale de Nestlé doit aujourd’hui faire face à l’arrivée d’uneconcurrence sérieuse. Certes de nombreux acteurs s’étaient déjà placés sur le marché des machines à café expresso, ...
May
20
2012

Par maître Claude BARANES Droit d’auteur : La présomption de titularité joue au profit d’une personne morale à condition qu’elle exploite le modèle (05/01/2012)

DROIT D’AUTEUR  PRÉSOMPTION DE TITULARITE.

 

Rappelons qu’une personne morale qui exploite une œuvre est présumée à l’égard des tiers poursuivis en contrefaçon, titulaire des droits d’auteur sur cette œuvre. (Voir notamment lettres d’information n° 9 et 10 de janvier et février 2009, n°12 d’avril 2009).

 

Cette présomption construite par la jurisprudence permet de déjouer la défense des contrefacteurs qui soutenaient systématiquement que la personne morale qui les poursuivait ne rapportait pas la preuve qu’elle était titulaire des droits d’auteur sur les œuvres contrefaites.

 

Comme le rappelle la Cour de cassation, cette  présomption suppose, pour être utilement invoquée, que soit rapportée la preuve d’actes d’exploitation.

 

Dans une affaire portée devant la Cour régularisation une société titulaire de la marque « Vilebrequin», poursuivait la société Auchan qui vendait des maillots de bain contrefaisant des modèles commercialisés sous la marque Vilebrequin.

 

Or,  les juges constatèrent que la société ne produisait ni factures ni autres éléments de preuve propre à établir l’accomplissement par elle-même d’actes d’exploitation, et le fait que  la société soit titulaire de la marque « Vilebrequin » sous laquelle les modèles étaient commercialisé, ne suffit pas à  constituer sa qualité de titulaire des droits d’auteur.

 

La Cour de cassation approuve. Elle rappelle que seules des actes d’exploitation peuvent présumer la titularité des droits d’auteur au bénéfice de la personne morale.

 

Et ces actes d’exploitation ne peuvent être justifiées que par la production de factures  ou d’autres éléments  propres à établir ces actes.  Etre titulaire d’une marque apposée sur des vêtements n’est pas suffisant pour justifier de l’exploitation de ces vêtements.

 

Ainsi,  si cette présomption de titularité liée à l’exploitation facilite la poursuite des contrefacteurs, c’est à  la condition de justifier d’un minimum d’éléments justifiant cette exploitation.

 

Cour de cassation  6 octobre 2011 n°10-17018